07.01.2008
Le rêve où je suis un Horla
"......la solitude est dangereuse pour les intelligences qui travaillent. Il nous faut, autour de nous, des hommes qui pensent et qui parlent. Quand nous sommes seuls longtemps,nous peuplons le vide de fantômes."
Guy de Maupassant, Le Horla
Un rêve difficile à décrire et pour cause : je parcours la première partie sous forme de spectateur, puis j’interviens moi-même, et l’histoire m’apparait un peu comme si j’était une âme sans corps, un horla, ressentant mais ne comprenant pas l’histoire…
… Dans une vaste école quelque part des enfants (une douzaine d’année) finissent dans une grange de fignoler un travail que leur a demandé de faire leur directeur. Il y’a une vieille visionneuse de super 8, des bandes et des bobines de films, un drap blanc de projection, le tout en vrac comme si l’on venait de travailler de longues heures avec. Il fait déjà nuit, il fait froid dehors, et leur principale préoccupation est de sortir du bâtiment et de rejoindre le dortoir, a 100m de là. Mais ils sont à l’âge où les terreurs enfantines peuvent réapparaitre, et où on les combats à coup de témérité capricieuse. Ainsi tous ont peur de partir et de parcourir ces cent mètres, mais personne n’osera le dire. Il y’a d’étrange bruit, la nuit dehors, et ils sont tous inquiets. Mais on ne les prendra pas pour des lâches, et avec ce sérieux que peuvent avoir des préadolescents, une fille va rentrer seule et parcourir la distance fatidique. Elle annonce ça avec courage aux autres qui la comprennent et respecte ce choix un peu idiot où l’on doit prouver ce que l’on vaut sans l’aide de personne. L’un des deux garçons qui lui donne les derniers conseils est amoureux d’elle (comme on l’est a douze ans), l’autre est sans doute son meilleurs amis, les deux détestent le directeurs, mais on très peur de lui aussi. J’assiste à la scène au niveau du plafond, je n’ai pas les idées très clair, mais je comprends l’histoire, les personnages, l’ambiance.
Elle sort de la grange, je décide de la suivre pour la protéger, je suis inquiets aussi, bien que je sois trop bête pour que cela soit autre chose que mon instinct. Elle marche une dizaine de mètre devant moi, dans une grande avenue déserte battue par le vent, éclairée par la lumière ocre des lampadaires. Je la sens craintive, et j’aimerai lui éviter toute frayeur inutile. Un chien va surgir à sa droite, son esprit le sens mais elle n’écoute pas son instinct. Je lui crie (ou plutôt : je pousse très fort la pensée) : Attention, chien a droite : à tenir a l’œil mais rien à craindre. Elle regarde un grand bâtard noir apparaitre sous un porche, elle est un peu dubitative mais n’a pas trop peur quand le chien lui abois après et s’en retourne. Soudain quand elle passe près du terrain de sport (qui ressemble plus à un parking, bétonné comme il est) une sainte peur me glace les veines, alors qu’un cri surgit. Là encore je ne suis pas sur qu’elle l’ai perçu et je lui crie : Cours ! Cours ! Mais elle est tétanisée. Elle cherche ce qui lui fait peur : erreur ! Il vaut mieux courir et chercher à l’abri : Cours ! Mais c’est trop tard : elle a vue l’objet de sa frayeur : au loin marche comme dans un autre monde posé en transparence sur celui-ci, tiré de désert lointain où d’un autre monde dont le soleil serait noir, un bison, un loup blanc immense et vaporeux et une sorte de grand singe (me rappelant aux, maintenant que j’y pense, grand père Simpson en Bigfoot, poils et dents). Ils marchent et traverse les obstacles comme des fantômes, mais à une vitesse de déplacement beaucoup plus lente que laisserait imaginer le balancement de leurs jambes, comme de mauvais effets spéciaux en pate à modeler. Le chien noir se met à courir comme un fou vers ces trois apparitions, et la fillette aussi, peut être veut elle retenir le chien noir ? De nouveaux cris bizarres : jappement sec raisonnement dans la nuit, cris de baleines, mais en plus grave. Le chien tombe raide mort à la rencontre des apparitions, tué part une pensée fulgurante du loup (meurt !). La jeune fille s’évanouit un peu plus loin, heureusement protégée par le bison (vit !). (Flou : peut être que tout le monde accoure, seul reste le Bigfoot, les deux autres apparitions s’évanouissent. Personne n’a aperçut la scène sauf le directeur, qui ressemble a « Dorian Gray » dans la « ligue des gentlemen extraordinaire » et qui a l’air porté sur l’occulte)…
(Fin du flou)…Cela fait des jours que le directeur et quelques acolytes nous poursuivent moi et le Bigfoot pour lui voler ses secrets, si au départ je me méfiais de lui, j’avoue que depuis il m’a beaucoup appris. Il m’a appris la réalité des choses, à pouvoir apparaitre et disparaitre, à faire les cris et les jappements en claquant des mains, et les hommes à notre recherche ont compris qu’ils pourchassaient maintenant deux proies. Je suis près d’un grand chêne difforme, un bel arbre à cabane s’ouvrant comme une main vers le ciel, où est déposé en son centre le corps du Bigfoot. Il est mort, ou il est repartit dans son monde. Je l’ai aidé à faire sa couche funéraire à l’aide de houx, de buis, et d’autre plantes sauvages. Je sais que des hommes qui nous poursuivaient seul reste le directeur. Je reste autour de l’arbre, me sentant seul, ne pouvant quitter le corps de mon compagnon sans être effrayé de revenir a ma vie d’avant sans corps ni cœur, sans passé ni avenir. Le directeur arrive, armé d’un gros revolver : je prends peur. Je me rends aussi invisible que je peux et je tourne autour de l’arbre afin de me cacher à sa vue. Il n’a pas l’air de me voir, il ne voit même pas le Bigfoot, pourtant cérémonieusement couché au centre de l’arbre sur son tapis d’herbe et de mousse. Mais il me sent, je l’entends jurer et je vois son exaspération. Il me cherche, il m’appel, mais même quand je passe devant lui son regard passe à travers moi. Je reprends confiance en moi, et volant de branche en branche, je l’égare dans le maquis. Une fois je suis ici, une foi je n’y suis plus. Il ne peut me suivre uniquement que parce que je fais trembler les branches que j’effleure afin de me propulser comme une bulle de savon. Il jure, il n’a pas l’air content. Souvent il va dans la mauvaise direction et je suis obligé de lui passer sous le nez pour qu’il ne perde pas ma trace (flou)
(Fin du flou) Je n’ai pas réussis à égarer le directeur, juste à l’énerver et il est rentré à l’école. Peut être est ce dû de son fait, mais un terrible orage gronde, plein d’électricité. Je suis furieux, je sens que c’est de sa faute, et je m’introduis dans un grenier qui lui sert de bureau et de laboratoire, en passant par le toit. La couleur du monde a changée, il fait nuit mais elle est ocre, comme lors d’une tempête de sable. Il est pensif assis sur une chaise, quand il me sent, il se lève et m’invective … (flou, peut être qu’on se bat ?)… soudain le monde se met à trembler. Je sens qu’il n’y a aucun danger pour le monde, uniquement pour le directeur, qui se rue à la fenêtre. Le monde en à assez du directeur. Une jambe allant du pied jusqu’au genou, gigantesque et lumineuse (en ocre), la peau parcourue d’images parasites comme une vieille télé, est apparue en dessous du bâtiment, l’a levé et le secoue maintenant, comme si le bâtiment se tenait en équilibre sur une jambe.
Rassuré je vais revoir les enfants. Le garçon et la fille qui s’aiment sont là, soutenant leur ami qui à une vilaine blessure au coup. Il a aussi une tête de monstre bizarre, ressemblant à une souris de dessin animée. La jeune fille lui recoud la blessure avec tendresse tandis que le garçon rassure son ami pendant l’opération. Voila la conversation que je surprends
Le garçon « tout va bien aller, t’inquiète, je suis sur que tout ira bien pour toi, tiens ! Dans l’année, je suis sur que tu sortiras avec une fille»
Le blessé nauséeux répond d’une voix pâteuse : « Tu crois qu’il y’a de l’espoir toi ! Je raterai tout comme d’habitude»
La fille « mais non tu verras, tout se passera bien ».
Sur-ce elle referme la plaie béante et purulente en tirant pour resserrer les points, et je me réveille…
Rêve Du 26 mars 2007 20h30 - 00h30
15:05 Publié dans Rêve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, horla, bigfoot, loup, bison, dorian gray
31.12.2007
Le chat en feu
Je fais un ou plusieurs voyages dans une grand ville triste, je traverse des campagnes agricoles sous un soleil d’hiver, monotones et immobiles, soit en automobile soit en train.
Je dois retrouver quelqu'un, mais je suis seul et je n’ai aucune direction.
Je marche sans destination dans la ville grise, avec le sentiment d’être libre, mais aussi perdu et abandonné.
Je croise des gens mais je ne peut leur parler, je n’ai plus de force face a l’idée d’être rejeté.
En passant dans un tunnel rectangulaire et poussiéreux comme du béton, je tiens un chat noir en laisse au bout d'un long bâton
Un cris me fait sursauter, le tunnel est obscur et je ne vois qu'une ombre, puis il s'éclaircit.
Une fille essaye de calmer son singe, un petit singe agressif et criard montrant les dents, qui me remplit de terreur.
Il a comme laisse une longue corde rongée attachée au mur.
Il attaque mon chat, celui ci prend feu, et je ne sais pas quoi en faire.
Je laisse sa dépouille sur le sol, le visage du singe est affreusement brulé et me lance un regarde plein de haine que je ne comprend pas
Quand je ressort du tunnel, je suis toujours aussi seul, mais un chat blanc et noir me suis, pendant que d'autre son assis avec élégance et me regardent passer de leur yeux mystérieux...
Rêve du 4 avril 2004
12:12 Publié dans Rêve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les deux geants
Il y a de fortes inondations, le temps est devenu fou. Le jardin de la maison de mes parents est rempli d'eau, ainsi que les travaux d'avancement de la terrasse. Même le bassin est submergé et je crains que les poissons ne s'échappes. Donc je vais suivre la rivière pour voir les dégâts et les risques, avec mes deux chiens (mort). en chemin, je rencontre deux géants en bois, comme de grands pantins. j'ai un peu peur mais je vois de-suite que ce n'e sont pas de vrais géants, mais qu'ils sont actionnés par des personnages dessinés sur leur coeurs. l'un est habillé d'un chapeau melon, d'un noeud papillon, d'une lune accrochée par une ficelle a un bâton, et l'autre est déguisé en clown blanc. Les géants en bois leur ressemblent malgré leur rigidités de marionnette, et leurs chapeaux sont semblables à ceux de leurs conducteurs. L'un des géant s'incline à mon passage, la main sur le chapeau, alors que le personnage le sourire aux lèvres et enlevant complètement son gallurin me demande une direction, et quand je lui répond... m'en donne une autre que je dois suivre.... Ils s'en vont, je me rend conte que les géants sont aussi dessinés dans le dos, ou les personnages qui les animes me font un dernier signe d'au-revoir.... Je trouvais ces personnages très charismatique et énigmatique...
Je ne sais trop comment, je passe dans un tunnel féerique et libère de petits être, tout en étourdissant d'une parole ou d'une pensée d'autre être qui les retiennent prisonnier. Ils sont enfermés dans des prisons et je le libère les un après les autres dans cette sorte de donjon. J'ai l'impression en fait d'être dans la peau d'un des géants, car je me laisse complètement guider par mon coeur, et c'est là que je peux utiliser ma force..........
Je suis ailleurs en un endroit où j'aimerai être ailleurs.L'hiver est là, et bien là! Tempête après tempête, le froid s'est installé, jamais je n'ai vu autant de neige. Je vie dans une petite maison, mais qui garde bien la chaleur, à flanc de colline, en couple depuis longtemps, mais je suis seul. Assis dans un fauteuil, je regarde a la fenêtre un royaume blanc et silencieux. La cheminée tire mal et la piece est enfumée. Je pense à tous les bouleversement qui se sont produits dans le monde et je rêve de partir en Afrique, me disant que la bas au moins j'aurai chaud? mais je rêve aussi de faire une stèle en marbre noir pour l'endroit ou je me cacherai du genre (ici Tashi disparut dans la foret le --/--/20--, nul sait quand reviendra). Je rêve a tout ce que S m'a raconté sur l'Afrique, je pose le pour et le contre, et il fait vraiment très froid dehors, mais ce ne sont que des pensée de fuites douce amère. J'ai l'impression de m'endormir dans mon fauteuil et soudain je suis aspiré hors de mon corps, le temps s'accélère, et je vois les nuages courir à l'envers, mon esprit sort de la maison, je passe dans un hameau (en fait ça ressemble à mon village d'enfance), je vois un enfant sur un petit tricycle (moi a 4 ans?), puis je vais de plus en plus loin, de plus en plus vite, les images défilent à toutes vitesse; et je me réveille.
Rêve du 15/05/04 -14h -20h
11:00 Publié dans Rêve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reve, geant, inondation, afrique
02.07.2007
Le rêve des bars
J'ai encore fait un rêve
Dans une vieille ville, dans le vieux centre, au milieu des vieilles pierres, tout le monde vivait, et quand je dis tout le monde, je parle bien sur des amis, donc tout le monde vivait dans un bar, un bar pour chaque personne, ou pour chaque couple de personne, et d'ailleurs nous étions nos seuls clients. Chacun avait un bar personnalisé, son enseigne, ses spécialités. Et on se retrouvait tous en même temps dans l'un ou l'autre selon nos fantaisies ou peut être selon une règle bien établie, je ne sais pas.
Et nous vivions là comme une fête perpétuelle, idée qui ne me plairait pas vraiment normalement mais dans cet univers j’étais plutôt content.
J'ignore comment nous pouvions survivre car personne ne gagnait d'argent : toutes les tournées était gratuite et offerte par le patron du lieu. Une sorte de paradis quoi…
Je me rappelle de quelques enseignes : "Le Présentement y'a pas de problème"( S. et J. typique africain, éléphant beer & african gin), "Chez Jehanne" (guitare sèche photos de Brassens accroché au mur), Le Krobart ( J. et J. exposition permanente des croutes que l'on faisait), Le Capt'ain Kavern (le mien, un bon bar de pirate sous une arche en pierre).
Sinon je me rappelle pas des enseignes mais y'avait chez B. et M., ambiance bleue où on parlait beaucoup et très tard, chez S., où toutes les bières cachère était béni par un rabbin borgne, chez L., où le percolateur était en panne, chez D. et D., un bar tout en bois remplit de chat et de derboukas et le bar de N. qui était un vieux voilier échoué...
Après j'ai du en visiter d'autre, mais peut être que j’étais trop bourré pour m'en souvenir, si cela est possible d'être saoul en rêve? Mais je me rappelle bien que tout le monde était là !
12:55 Publié dans Rêve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, bars, bistro, vieille ville
07.06.2007
Le rêve où je suis dans l'armée
L'Italie fasciste, dans les années 30, après avoir conquis l'Abyssinie, l'Espagne et le Maroc, se lance dans l'invasion de la chine à partir de l'Afrique. Un corps expéditionnaire de 50000 hommes et 3000 motocyclistes vont "libérer ce peuple millénaire de la tyrannie".
Ca passe en noir et blanc, aux « infos du monde » du cinéma de mon quartier, et je sais bien que c'est de la propagande, puisque malgré que je sois officier dans son armée, je ne crois pas au parti fasciste et à Mussolini.
On voit des images de la première forteresse prise par surprise, avec quelques soldats chinois mort devant les portes, comme s'ils avaient été abattus comme des lapins en sortant des bâtiments... Cela me laisse un gout amer de désespoir.
(Le rêve devient flou)
Il n'ya plus aucune nouvelle du corps expéditionnaire. Les manifestations se multiplient dans les provinces contre le gouvernement et la guerre, notamment à Malaga où j'assiste à une manifestation de femmes africaines demandant le retour de leurs maris (beaucoup de troupe coloniale étaient engagées dans l'invasion).
Une amie, l'une d'entre elle, dont son homme à disparu (un ami aussi?) m'explique l'étrange rite que ces femmes, issues d'anciennes tribus de pécheurs de la cote ouest, font pour maudire les soldats et les flics qui les empêchent d'aller plus loin vers l'hôtel de ville. Elles possèdent comme chapeau un filet à maille fine enroulé, venant à l’origine du fait de porter les éperviers sur la tête pour aller sur les lieux de pêches. Elles sont habillées d’amples boubous jaunes et rouges, prennent leurs filets à deux mains et le font tournoyer, le déplient et le replient, avec grâce comme une danse étrange, et le remettent sous une autre configuration sur leur tête, ou le tiennent en l'air un cour instant réalisant des signes géométriques.
Mon amie me dit que certaines sont un peu sorcière et scellent ainsi des sceaux de malédiction contre Mussolini.
(Le rêve devient flou)
Je suis avec un corps diplomatique accompagné de 3000 hommes (encore des tirailleurs africains) qui est parti à la cité impériale pour essayer de faire la paix et découvrir ce qui est advenu du corps expéditionnaire. Mais sur les derniers kilomètres qui nous séparent de l'empereur de chine, la route est parsemée de têtes de soldats italiens fichés sur une pique.
Arrivé a la cité, L'empereur accepte les excuses du monde occidental, mais prétend ne pas avoir de prisonnier. D’ailleurs il nous demande de faire nos prières car s’il nous excuse, il va aussi devoir tous nous exécuter pour une question d'honneur.
Nous arrivons à parlementer, et seuls les officiers et les diplomates seront exécutés. Le reste des hommes pourront rentrer saint et sauf jusqu’en Italie, via les ports francs occidentaux (Sheng aï ?).
Deux semaine plus tard, après avoir été des prisonnier de luxe dans un petit palais, nous somme décapités un par un. Je passe un peu avant le dernier avec des sentiments mitigés d’impuissance et d’abandon. Mon dernier souvenir est une sorte de mal de tête et de froid.
(Je me réveille)
20:00 Publié dans Rêve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, mussolini, empereur, chine, afrique, colonie, malédictions



































