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31.12.2007

La mer

La graine de folie a donné un arbre étrange au tronc tortueux

Et aux grandes branches. Comme des émeraudes les feuilles légères pourtant

S'accrochent et se balancent sous le souffle léger d'un ventilateur

Aux pales lourdes et lentes au-dessus d'un bar enfumé

S'envole  l'oiseau qui dérange prés d'une étoile qui n'est plus là

Et qui brille comme nos rêves douloureux comme une naissance

Et futile tel une jolie fille, tel une belle romance, qui plane,

Papillonne et aime jusqu'a outrance... La mer...

La mer...

 

Il lance vers le ciel d'innombrable main noire

Comme tentant de rattraper les vertes années,

Grossières poussières de rien, où tout était tellement bien.

Mais on les a quittés et l'on ne s'accroche à rien,

Ou plutôt a l'espoir qu’une hirondelle fasse le printemps

Et apporte de bonne nouvelle pour changer.

S'il te plait dessine moi un pauv'con que la vie n'a pas dégoûté.

Et pourtant le rêve n'est pas terminé, s'envole jusqu'au vertige

Au-dessus des océans, et... La mer...

La mer...

 

La graine de folie avait donné une tige,

Elle s'est transformé en chêne, les racines bien en terre puis

C’est le cœur qui pourrit, mais l'oiseau, lui, sourit !

Il sait ce qui est vrai, il a vu au-delà des forêts

Endormies, bourgeoises et terres à terres.

Car le rêve continu même au-dessus du vide.

Là où la falaise se jette et tombe dans un grand bruit.

Là est le commencement, l'éternelle jeunesse.

Le temps de se rappeler qu'on ne vit qu'une fois... La mer

La mer...

 

Et du haut de l'orgueil d'immenses futées,

D’improbables fruits germent de nos ambitions

Et tombent discrètement à terre, où le regard ne porte plus

Dans l'ombre l’oiseau en vole un, et l'emporte

Sur son aile élégante comme la voile d'un bateau,

Les vieux troncs lancent une dernière fois leurs

Bras implorant, mais ils ne savent plus tenir quoique ce soit.

L'oiseau rit, il vole, il est libre, c'est suffisant pour être heureux.

Et sur une île vierge il lâchera la graine, et tout autour...

La mer...

 

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