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03.07.2007

Le monde sans dieu (brève sans comptoir)

Dans l'histoire, on a l'impression que les dieux sont plusieurs, et que chacun essaye d'étendre sa sphère d'influence sur les peuplades humaines, grâce à la religion, un peu comme un jeu.

Certains dieux ont gagné et exterminé leur adversaire, d’autres restent tapis dans l'ombre, jouant les seconds couteaux en attendant le bon moment de ressurgir de l'ombre, ne gardant que quelques initiés qui assurent la survivance de leurs cultes.

J'ai aujourd'hui le sentiment de l'absence de toute énergie divine. Comme si les déités s'étaient lassées et avaient abandonné la partie, laissant les pièces de l'échiquier libres et autonomes, mais sans connaissances du fait, jouer toutes seules par tradition une partie qui n'a plus cours. Répétant sans comprendre des rites et des cérémonies devenues sans signification, sans but. Et ceux qui s'éveillent à ce nouveau monde sans dieu sont laissés seuls et chancelant, effrayés par une liberté qu'aucune loi n'a jamais ordonnée, n'a jamais codifiée. Certain cherchent de nouveau maitre, de nouveau gourou pour les guider, petits chef avides de pouvoir sans lendemain. D'autres se fabriquent des vérités, se trompent, se lassent, s'aveuglent...

Nous sommes les pions abandonnés sur un échiquier sans joueurs.

 

02.07.2007

Le rêve des bars

J'ai encore fait un rêve

Dans une vieille ville, dans le vieux centre, au milieu des vieilles pierres, tout le monde vivait, et quand je dis tout le monde, je parle bien sur des amis, donc tout le monde vivait dans un bar, un bar pour chaque personne, ou pour chaque couple de personne, et d'ailleurs nous étions nos seuls clients. Chacun avait un bar personnalisé, son enseigne, ses spécialités. Et on se retrouvait tous en même temps dans l'un ou l'autre selon nos fantaisies ou peut être selon une règle bien établie, je ne sais pas.

Et nous vivions là comme une fête perpétuelle, idée qui ne me plairait pas vraiment normalement mais dans cet univers j’étais plutôt content.

J'ignore comment nous pouvions survivre car personne ne gagnait d'argent : toutes les tournées était gratuite et offerte par le patron du lieu. Une sorte de paradis quoi…

Je me rappelle de quelques enseignes : "Le Présentement y'a pas de problème"( S. et J. typique africain, éléphant beer & african gin), "Chez Jehanne" (guitare sèche photos de Brassens accroché au mur), Le Krobart ( J. et J. exposition permanente des croutes que l'on faisait), Le Capt'ain Kavern (le mien, un bon bar de pirate sous une arche en pierre).

Sinon je me rappelle pas des enseignes mais y'avait chez B. et M., ambiance bleue où on parlait beaucoup et très tard, chez S., où toutes les bières cachère était béni par un rabbin borgne, chez L., où le percolateur était en panne, chez D. et D., un bar  tout en bois remplit de chat et de derboukas et le bar de N. qui était un vieux voilier échoué...

Après j'ai du en visiter d'autre, mais peut être que j’étais trop bourré pour m'en souvenir, si cela est possible d'être saoul en rêve? Mais je me rappelle bien que tout le monde était là !