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07.06.2007
Le rêve où je suis dans l'armée
L'Italie fasciste, dans les années 30, après avoir conquis l'Abyssinie, l'Espagne et le Maroc, se lance dans l'invasion de la chine à partir de l'Afrique. Un corps expéditionnaire de 50000 hommes et 3000 motocyclistes vont "libérer ce peuple millénaire de la tyrannie".
Ca passe en noir et blanc, aux « infos du monde » du cinéma de mon quartier, et je sais bien que c'est de la propagande, puisque malgré que je sois officier dans son armée, je ne crois pas au parti fasciste et à Mussolini.
On voit des images de la première forteresse prise par surprise, avec quelques soldats chinois mort devant les portes, comme s'ils avaient été abattus comme des lapins en sortant des bâtiments... Cela me laisse un gout amer de désespoir.
(Le rêve devient flou)
Il n'ya plus aucune nouvelle du corps expéditionnaire. Les manifestations se multiplient dans les provinces contre le gouvernement et la guerre, notamment à Malaga où j'assiste à une manifestation de femmes africaines demandant le retour de leurs maris (beaucoup de troupe coloniale étaient engagées dans l'invasion).
Une amie, l'une d'entre elle, dont son homme à disparu (un ami aussi?) m'explique l'étrange rite que ces femmes, issues d'anciennes tribus de pécheurs de la cote ouest, font pour maudire les soldats et les flics qui les empêchent d'aller plus loin vers l'hôtel de ville. Elles possèdent comme chapeau un filet à maille fine enroulé, venant à l’origine du fait de porter les éperviers sur la tête pour aller sur les lieux de pêches. Elles sont habillées d’amples boubous jaunes et rouges, prennent leurs filets à deux mains et le font tournoyer, le déplient et le replient, avec grâce comme une danse étrange, et le remettent sous une autre configuration sur leur tête, ou le tiennent en l'air un cour instant réalisant des signes géométriques.
Mon amie me dit que certaines sont un peu sorcière et scellent ainsi des sceaux de malédiction contre Mussolini.
(Le rêve devient flou)
Je suis avec un corps diplomatique accompagné de 3000 hommes (encore des tirailleurs africains) qui est parti à la cité impériale pour essayer de faire la paix et découvrir ce qui est advenu du corps expéditionnaire. Mais sur les derniers kilomètres qui nous séparent de l'empereur de chine, la route est parsemée de têtes de soldats italiens fichés sur une pique.
Arrivé a la cité, L'empereur accepte les excuses du monde occidental, mais prétend ne pas avoir de prisonnier. D’ailleurs il nous demande de faire nos prières car s’il nous excuse, il va aussi devoir tous nous exécuter pour une question d'honneur.
Nous arrivons à parlementer, et seuls les officiers et les diplomates seront exécutés. Le reste des hommes pourront rentrer saint et sauf jusqu’en Italie, via les ports francs occidentaux (Sheng aï ?).
Deux semaine plus tard, après avoir été des prisonnier de luxe dans un petit palais, nous somme décapités un par un. Je passe un peu avant le dernier avec des sentiments mitigés d’impuissance et d’abandon. Mon dernier souvenir est une sorte de mal de tête et de froid.
(Je me réveille)
20:00 Publié dans Rêve des mondes paralléles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, mussolini, empereur, chine, afrique, colonie, malédictions
01.06.2007
Peut être que... L'avenir
Peut être que l'avenir, prédire l'avenir plus précisément, c'est être sensible à son instinct au temps présent. Etre sensible à ce qui nous entoure, à ce qui se développe, évolue ou reste immobile, et savoir QUAND et dans quelle DIRECTION se fera le prochain mouvement.
Je pense qu'il faut un choc, ou un événement déclencheur, peut être une initiation, pour ouvrir son instinct à la perception, lui permettre de deviner les réactions à venir et à démêler et rendre compréhensible l'enchevêtrement quasi infini et inextricable qu'on appelle TEMPS.
L'avenir, nous en avons un accès plutôt restreint, uniquement par réflexion, par intuition, ou par les rêves qui, sans doute, nous montrent en désordre une partie des nœuds possible du futur, du présent et du passé. Et quand par chance nous tombons sur un rêve devenu réalité, ce n'est que hasard, une loterie de l'avenir, qui nous sert rarement à autre chose que nous surprendre et nous mettre étonnés et abasourdis face au fait accompli.
Prédire l'avenir, c'est juste avoir beaucoup de chance et une bonne observation, comme un joueur d'échec prévoyant les coup d'un adversaire qu'il connait bien, ou comme ces gitanes qui en observant la main relevaient bien plus d'information que ces simples lignes qui les parcourent. Ainsi montre moi ta main et avec un peu d'expérience je te dirais qui tu es, quel travail tu fais, et surement ce que tu cherche, ou ne cherche pas. C'est une façon de prévenir l'avenir, que tout un chacun pourrait faire s'il se perdait dans la contemplation de sa main, et sans se voiler la face se faire un examen de conscience de ce qu'il est, de ce qu'il était et de ce qu'il sera.
Le cerveau est bien plus de chose que l'on en pense, 10% à 15% utilisé couramment, cela laisse une bonne part inactive, ou plutôt active à faire autre chose... Qu'on puisse l'utiliser, et on pourra se souvenir du nombre de mot dans un livre, puis du nombre de voyelle, de consonne, sans perdre le fil de l'histoire, un tel pouvoir nous rendrez fou... En tout cas asocial il est sûr. Déjà la plupart de l'élite de la société ne se tourmente pas le cervelet pour bien des questions, geste d'autodéfense ultime de l'âme, un armurier pense il aux prochaines victimes d''une utilisation malencontreuse ou criminelle de ces armes? Un patron pense t'il aux futurs suicides de ses employés licenciés? Un homme politique pense t'il à la souffrance de ses électeurs lorsqu'il vote une loi particulièrement injuste... Autodéfense, le cerveau possède un fusible, et celui-ci tient bon! Cela permet de vivre après tout...
Alors reste les rêveurs, les artistes, mais en est-ce bien autrement pour eux? N’on t'ils pas eux aussi un fusible caché dans le méandre de leur pensée? Sont ils artistes, rêveurs, par imitation de quelque personnage atypique et réellement novateur? Est ce que quelqu'un qui submergerait les barrières mentales aurait encore la force de l'expliquer?
Moi... ho moi, je ne suis pas très important, je joue avec mes fusibles, enfin ceux que j'ai découvert, peur du malheur comme du bonheur, de l'inconnu en bref, un cas courant parmi tant d'autre, le seul fait d'écrire ceci, qui ne sera peut être jamais lu, ou du moins jamais compris, prouve bien où sont mes inhibitions...
Je préfère rêver, tous ces avenirs possibles! Finalement la vraie liberté, c'est le sommeil, tout les tortionnaires vous le dirons, du KGB jusqu'à la CIA, privez quelqu'un de sommeil, et il deviendra aussi malléable qu'un agneau face au loup.
Maintenant je me prends à rêver en plein jour, un peu comme ces enfants qui s'inventent des jeux invisibles, avec des personnages dignes des meilleurs films d'action (et aussi réel), mais c'est pour de faux. Pendant l’enfance, les fusibles sont alors en pleine construction : honte de l'imaginaire, honte du jeu "tu joue encore a ton âge". Mais parce que ses barrières n’ont pas encore été solidement bâtie, un enfant voie bien mieux l'avenir que nous, il a beaucoup plus d'instinct, il sent comment se passe les choses, ou comment elles pourraient se passer, et peut- être de la vienne les terreurs nocturne, où l'enfant se réveille entre deux monde, celui de "ce qui est" effleurant celui de" ce qui pourrait être"...
00:20 Publié dans Delirium es Utopia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, avenir, prédiction, futurs



































