20.06.2008

Un peu d'elephant dans ce monde de porcelaine.

"... je les connaissais deja trop et je sentais avec répulsion le contact gluant de l'absurde toile d'araignée de leur vie quotidienne, noeud poussiereux et sans mystere, d'interets, de passions misérables, d'ennui, d'impuissance avide, de misère. Maintenant, comme demain et toujours,[...] je les reverrai [...] et ecouterai sans fin leurs plaintes haineuses. Qu'etais je venu faire ici?"

La vie des hommes et des femmes, leurs rapports, leurs actes ressemble à une tragédie greques. On sait que ça va mal finir, mais personnes ne réagit parce qu'aucun n'a la volonté de sortir des sentiers battut, aucun n'a le courage de faire face aux traditions, aux rapport sociaux tarabusqué et amidonés, aux sentiments où au obligation, et même aux ridicule des situations que cela engendre (pourtant le ridicule ne tue pas souvent, et beaucoup moins qu'une attitude serieuse).

Mais on aime les tragédie. Cela remu en nous nos désir de destruction refoulés peut être? On aime faire le mal, c'est moins ridicule que le bien, et il y'a plein de bonne excuse. Alors on laisse les evenement libre d'agir a leur guise et quand c'est le drame, on se permet d'être triste parceque ça coute moins que de l'arreter. On chante le libre arbitre, la liberté, le choix de chacun, et chacun ses ognons. Je peut résumé ça en "chacun sa merde" aussi.

Le libre arbitre? je le crois aussi apte a s'interposer avec les evenements que de les laisser faire, c'est nos choix, que nous n'assumons pas souvent, en vertu du "libre arbitre de l'autre" où on ne voudrait surtout pas se meler des affaires qui nous ne regarde pas. Où il faut être des gens bien comme il faut.

La liberté, mon dieu, est totalement subjugué par le bien marteriel, la consomation, l'argent. Nous sommes parqué dans des enclos, sous les crocs du boucher, et nous tournons en rond. Qu'on ouvre la porte et personne n'osera sortir, "on est mieux là qu'ailleur, demain on sort, ou aprés demain". Nous nous cachon derriere le troupeau. anonyme dans la masse des individualités.

Le choix de chacun? c'est la plupart du temps celui de ne pas en avoir, de couper les ponts avec ce qui ferait de chacun de nous des être a part et individuels, a l'usine, dans les champs, dans l'art, nous preferons être des machines, uniformes, caché derrieres nos yeux, derrieres le masque de nos visages, de nos habitudes. On laisse des traces, des jeux de pistes anonymes permettant a certain de nous entrevoir, mais ça ne marche pas, ça ne marche jamais parceque tout le monde plante des panneaux indicateur sans jamais regarder celui des autres. Sauf quand il y'a interets : sexe, nourriture, argent, ego.

Chacun sa croix : non. c'est un mensonge ehonté. Le voisin a des probleme? on aime en parler mais on agit pas. Si on agissait? il ne voudrait pas : l'orgueil. Alors soyont malin, agissons sans que ça se voit, mais là, on devient pour les autres une espece de saint, de corne d'abondance, d'idiot du village. Et pourquoi agir? parceque nous aurons tous, un jour ou l'autre, besoin d'aide, besoin de quelqu'un, et que nous esperons naïvement que dieu nous le rendra. Que c'est l'ordre des choses, si tout le monde aide tout le monde, même avec son lot de profiteur et d'arnaqueur, le monde ne pourrat qu'être meilleur. On espere pas longtemps aujourd'hui.

Alors oui, c'est dur, parcequ'on vit dans un monde de porcelaine, parcequ'on ne dit rien et quand on le dit, on a peur de briser quelquechose. Un monde politiquement correcte, sans passion, sans sentiment, où on remache nos petites joies jusqu'a ce qu'elles n'aient plus de goùts.

Je ne suis pas courageux, la moindre emotions me brise, pourtant pourquoi, pourquoi moi? qui n'est pas du tout le rôle de l'emploi? pourquoi est ce moi qui doit deranger les choses, agiter le bouillon pour que les vieux morceaux remontent, pour soulager le voisin, pour rabibocher les familles, pour ecouter les amis qui ont une conception de l'amitié qui s'arrete a un bref echange telephonique hygienique d'une fois par mois? Et a des souvenir aussi.

Je sais, rien ne m'y oblige. Sauf ma conscience bien sur, je vis avec elle, c'est difficile de la negliger.
Etre droit, être juste, être honnete, je le suis sans arriere pensée, c'est ma nature, mais c'est dur de l'être dans un monde manipulateur. Je ne me sent pas meilleur, ni pire que les autres, parceque ce n'est pas comme si je faisait des efforts. Mais les autres, on dirait, m'ignore completement, pensant sans doute que je suis comme tout le monde, un masque, un acteur. Comme un vase décoratif et poussiereux dont on découvre l'existence uniquement quand il se brise.

Aprés on reste a regarder le monde comme des chiens de faillances, nos grand yeux idiots larmoyant, nos lipes pendante d'un air béa. On le trouve admirable, beau, et inaccessible (alors que nous faison partis intégrale de ce monde). La Beauté est là, personne ne devrait s'en etonner, juste s'en réjouir. Mais la laideur est notre pain quotidient, et on l'accepte plus facilement que le reste. On detruit ce qui nous parrait innacessible, parceque l'on a l'impression que cela n'existe pas. L'ecologie par exemple. On detruit la terre, ou on la laisse sans rien toucher. Mais on a pas encore comprit qu'il fallait juste vivre avec elle, en elle, accepter qu'on puisse l'utiliser comme elle nous utilise. Accepter les traces de pas qu'on laisse sur son pourtour, car on fait partie d'elle.

Il n'y a pas d'équilibre.

J'ai combatut l'injustice, avec le peu de moyen que j'avais, j'ai reçu plus souvent des coups que des fleurs. Je savais pourtant a quoi m'attendre. J'ai mon lots de pechés, qui me tourmente aussi, mais je les accepte comme tel, comme des erreurs, et non pas des habitudes. Mais je souffre de l'indiferrence générale. Le monde tourne toujours aussi mal, et s'use sans arrieres pensées. Le nihilisme, le positivisme, la science ont remplacé les religions d'antan, et personne n'a encore compris que l'important ce n'est pas de croire en une vérité, mais ce qu'on en fait. Autant tout faire peter, si rien ne change. Mais je n'ai pas l'esprit à ça. L'espoir se coince dans la gachette.

Je m'impose comme si je savais tout, mais j'ai bien des choses a apprendre encore. Mais pourquoi pas, aprés tout, puisque les gens se ventent bien de leur ignorences, bonne excuse pour laisser faire.
J'essaye d'agir dans mon cercle d'existance, je sauve regulierement les guepes qui tombent dans le bassin, je doit faire attention a ce qu'elle ne me pique pas en retours. J'ameliore ce que je croise, ou du moins j'essaye de ne pas le laisser pire. J'espere un jour que tout le monde fasse cela. Car c'est vain de le faire tout seul. Il n'y aura pas de super heros, de pays, de gouvernement, pour faire quelque chose. Il n'y a que nous, mais nous n'aimons pas prendre des decisions. On a toujours trois bonnes excuse sous la mains pour ne pas agir.

1 je ne peut rien y faire,
2 Cela ne sert a rien si je suis le seul a le faire,
3 j'ai d'autre probleme.

Une pour nous rassurrer, deux pour soulager notre conscience, trois pour être certains.

Nous vivons de nos petites existence en revant demains aux jours meilleurs.

Alors la tragedie grecque continue, avec ses dieux implacables et rancuniers, les petites combines et les grands désastres, et personne n'y fait rien, parceque c'est la vie, c'est comme ça, on serre les dents et on attend que ça passe, et si ça ne passe pas, alors c'etait le destin et ça aurait pu être pire, non? On entretien nos rancunes, nos haines, nos amours pour faire le petit théatre de nos vies, et on laisse de coté tout ce qui est vu comme difficile, le bien, le pardon, l'empathie. On est généreux que de ce qui nous coute rien, parcequ'on a peur d'être tourné en ridicule, arnaqué, spoliés, manipulé? Et a la fin, tout le bien qu'il y'a en nous, reste enfermé a l'interieur, ne profitant a personne, même pas a nous.

On a mis nos sentiment a la banque, dans un compte suisse. Anonyme, sécurisé et numéroté. Comme toute les choses de valeurs qu'on entasse dans le grenier, de peur de les perdres? Mais ne pas les utiliser est pire.

 

07.01.2008

Le testament du chômeur

82c7c710bbf7a75cc9c54fc8146c6ff7.jpg

(sur un air a la brassens, gai et enjoué...)

Puisque je n'ai jamais rien fait d'utile
Rien de fondé, rien de bien concret
Puisqu’envers le monde qui m'entour je me détourne
Puisque je suis aveugle et muet à regret

Que quand ma vie vaine et futile
Finira d'une façon certainement con
Que ma façon de vivre en accord avec ma mort
Me renvois ad patres, de n'importe quelle ridicule façon

Qu'une fois donc dans ma vie que je puisse vous être utile
De moi ne conservez que ce que vous pourrez garder
Et pour cela vendez donc mes affaires et mes livres
Qui encombreront sinon les combles des maisons

A mes amies, a mes amis aux prix qu'ils vous donneront
Cela leur fera des souvenir utiles, et sans contrefaçon
Et qu'ainsi l'argent récolté serve à m'enterrer
Dans la plus simple et stricte intimité

Qu'une fois donc dans ma vie ma mort serve a quelque chose
Enterrer moi donc prés d’un arbre fruitier
En pleine terre n'importe où, dans un petit trou
Et plantez au dessus des plantes de toute qualité

Sans aucune croix, je veux pour seul monument
Le bon souvenir des bons moments quand viens le printemps,
Vous récolterez les fruits de mes dernières volontés
Qui pousseront très bien avec un tel fumier

Pour une fois donc dans ma vie
Que je puisse m'assumer, et aider à prospérer
Le jour de ma mort ne me pleurez donc pas
Ça sera mon dernier mais mon meilleur emploi

Le rêve où je suis un Horla

ce0b95e2778d0d59ca0b124a9fbcb76e.jpg

"......la solitude est dangereuse pour les intelligences qui travaillent. Il nous faut, autour de nous, des hommes qui pensent et qui parlent. Quand nous sommes seuls longtemps,nous peuplons le vide de fantômes."

Guy de Maupassant, Le Horla

 

 

Un rêve difficile à décrire et pour cause : je parcours la première partie sous forme de spectateur,  puis j’interviens moi-même, et l’histoire m’apparait un peu comme si j’était une âme sans corps, un horla, ressentant mais ne comprenant pas l’histoire…

… Dans une vaste  école quelque part des enfants (une douzaine d’année) finissent dans une grange de fignoler un travail que leur a demandé de faire leur directeur. Il y’a une vieille visionneuse de super 8, des bandes et des bobines de films, un drap blanc de projection, le tout en vrac comme si l’on venait de travailler de longues heures avec.  Il fait déjà nuit, il fait froid dehors, et leur principale préoccupation  est de sortir du bâtiment et de rejoindre le dortoir, a 100m de là. Mais ils sont à l’âge où les terreurs enfantines peuvent réapparaitre, et où on les combats à coup de  témérité  capricieuse.  Ainsi tous ont peur de partir et de parcourir ces cent mètres, mais personne n’osera le dire.  Il y’a d’étrange bruit, la nuit dehors,  et ils sont tous inquiets. Mais on ne les prendra pas pour des lâches, et avec ce sérieux  que peuvent avoir des préadolescents,  une fille va rentrer seule  et parcourir la distance  fatidique.  Elle annonce ça avec courage aux autres  qui  la comprennent et respecte ce choix un peu idiot où l’on doit prouver ce que l’on vaut sans l’aide de personne. L’un des deux garçons qui lui donne les derniers conseils est amoureux d’elle (comme on l’est a douze ans), l’autre est sans doute son meilleurs amis, les deux détestent le directeurs, mais on très peur de lui aussi.  J’assiste à la scène au niveau du plafond, je n’ai pas les idées très clair, mais je comprends l’histoire, les personnages, l’ambiance.

Elle sort de la grange, je décide de la suivre pour la protéger, je suis inquiets aussi, bien que je sois trop bête pour que cela soit autre chose que mon instinct. Elle marche une dizaine de mètre devant moi, dans une grande avenue déserte battue par le vent, éclairée par la lumière ocre des lampadaires.  Je la sens craintive, et j’aimerai  lui éviter toute frayeur inutile. Un chien va surgir à sa droite,  son esprit le sens mais elle n’écoute pas son instinct. Je lui crie (ou plutôt : je pousse très fort la pensée) : Attention, chien a droite : à tenir a l’œil mais rien à craindre. Elle regarde un grand bâtard noir apparaitre sous un porche, elle est un peu dubitative mais n’a pas trop peur quand le chien lui abois après et s’en retourne. Soudain quand elle passe près du terrain de sport (qui ressemble plus à un parking, bétonné comme il est) une sainte peur me glace les veines,  alors qu’un cri surgit. Là encore je ne suis pas sur qu’elle l’ai perçu et je lui crie : Cours ! Cours ! Mais elle est tétanisée. Elle cherche ce qui lui fait peur : erreur ! Il vaut mieux courir et chercher à l’abri : Cours !  Mais c’est trop tard : elle a vue l’objet de sa frayeur : au loin marche comme dans un autre monde posé en transparence sur celui-ci, tiré de désert lointain  où d’un autre monde dont le soleil serait noir,  un bison, un loup blanc immense et vaporeux  et une sorte de grand singe (me rappelant aux, maintenant que j’y pense,  grand père Simpson en Bigfoot, poils et dents). Ils marchent et traverse les obstacles comme des fantômes, mais à une vitesse de déplacement  beaucoup plus lente que laisserait imaginer le balancement de leurs jambes, comme de mauvais effets spéciaux en pate à modeler. Le chien noir se met à courir comme un fou vers ces trois apparitions, et la fillette aussi, peut être veut elle retenir le chien noir ?  De nouveaux cris bizarres : jappement sec raisonnement  dans la nuit, cris de baleines, mais en plus grave.  Le chien tombe raide mort à la rencontre des apparitions, tué part une pensée  fulgurante du loup (meurt !). La jeune fille s’évanouit un peu plus loin, heureusement protégée par le bison (vit !). (Flou : peut être que tout le monde accoure, seul reste le Bigfoot, les deux autres apparitions s’évanouissent.  Personne n’a aperçut la scène sauf le directeur, qui ressemble a « Dorian Gray » dans la « ligue des gentlemen extraordinaire » et qui a l’air porté sur l’occulte)…

(Fin du flou)…Cela fait des jours que le directeur et quelques acolytes nous poursuivent moi et le Bigfoot pour lui voler ses secrets, si au départ je me méfiais de lui, j’avoue que depuis il m’a beaucoup appris. Il m’a appris la réalité des choses, à pouvoir apparaitre et disparaitre, à faire les cris et les jappements en claquant des mains, et les hommes à notre recherche ont compris qu’ils pourchassaient maintenant deux proies.  Je suis près d’un grand chêne difforme, un bel arbre à cabane s’ouvrant comme une main vers le ciel, où est déposé en son centre le corps du Bigfoot. Il est mort, ou il est repartit dans son monde. Je l’ai aidé à faire sa couche funéraire à l’aide de houx, de buis, et d’autre plantes sauvages. Je sais que des hommes qui nous poursuivaient seul reste le directeur. Je reste autour de l’arbre, me sentant seul, ne pouvant quitter le corps de mon compagnon sans être effrayé de revenir a ma vie d’avant sans corps ni cœur, sans passé ni avenir. Le directeur arrive, armé d’un gros revolver : je prends peur. Je me rends aussi invisible que je peux et je tourne autour de l’arbre afin de me cacher à sa vue. Il n’a pas l’air de me voir, il ne voit même pas le Bigfoot, pourtant cérémonieusement couché au centre de l’arbre sur son tapis d’herbe et de mousse. Mais il me sent, je l’entends jurer et je vois son exaspération. Il me cherche, il m’appel, mais  même quand je passe devant lui son regard passe à travers moi.  Je  reprends confiance en moi, et volant de branche en branche, je l’égare dans le maquis. Une fois je suis ici, une foi je n’y suis plus. Il ne peut me suivre uniquement que parce que je fais trembler les branches que j’effleure afin de me propulser comme une bulle de savon.  Il jure, il n’a pas l’air content. Souvent il va dans la mauvaise direction et je suis obligé de lui passer sous le nez pour qu’il ne perde pas ma trace (flou)

(Fin du flou) Je n’ai pas réussis à égarer le directeur, juste à l’énerver et il est rentré à l’école. Peut être est ce dû de son fait, mais un terrible orage gronde, plein d’électricité. Je suis furieux, je sens que c’est de sa faute, et je m’introduis dans un grenier qui lui sert de bureau et de laboratoire, en passant par le toit. La couleur du monde a changée, il fait nuit mais elle est ocre, comme lors d’une tempête de sable.  Il  est pensif assis sur une chaise, quand il me sent, il se lève et m’invective … (flou, peut être qu’on se bat ?)… soudain le monde se met à trembler. Je sens qu’il n’y a aucun danger pour le monde, uniquement pour le directeur, qui se rue à la fenêtre.  Le monde en à assez du directeur. Une jambe allant du pied jusqu’au genou, gigantesque et lumineuse (en ocre), la peau parcourue d’images parasites comme une vieille télé, est apparue en dessous du bâtiment, l’a levé et le secoue maintenant, comme si le bâtiment se tenait en équilibre sur une jambe.  

Rassuré je vais revoir les enfants. Le garçon et la fille qui s’aiment sont là, soutenant leur ami qui à une vilaine blessure au coup. Il a aussi une tête de monstre bizarre, ressemblant à une souris de dessin animée.  La jeune fille lui recoud  la blessure avec tendresse tandis que le garçon rassure son ami pendant l’opération. Voila la conversation que je surprends

Le garçon « tout va bien aller, t’inquiète, je suis sur que tout ira bien pour toi, tiens ! Dans l’année, je suis sur que tu sortiras avec une fille» 

Le blessé nauséeux répond d’une voix pâteuse : « Tu crois qu’il y’a de l’espoir toi !  Je raterai tout comme d’habitude»

La fille « mais non tu verras,  tout se passera bien ».

Sur-ce elle referme la plaie béante et purulente en tirant pour resserrer les points, et je me réveille…

Rêve Du 26 mars 2007 20h30 - 00h30